CQMTC : Kaamelott

Pour cette troisième chronique, je tenais à évoquer ma série préférée, tous univers confondus, que je considère comme une des meilleurs séries françaises : Kaamelott

Attention cette chronique contient des spoilers sur l’ensemble de la série Kaamelott

Présentation :

Kaamelott qu’est-ce que c’est ? C’est une série réalisée par Alexandre Astier (dont j’aurais certainement l’occasion de reparler dans une autre chronique) diffusée sur M6 entre 2005 et 2009. Avant de prendre la forme d’une série télévisée, le « projet Kaamelott » portait le nom de « Dies Irae » et était un court-métrage. La série raconte la légende arthurienne, sur un ton humoristique, en imaginant une version où le roi Arthur et sa Table Ronde seraient entourés uniquement de bras cassés. La série est constituée de six livres (équivalent à des saisons). Alors que les 4 premiers livres rassemblent des centaines d’épisodes de 3 minutes, le livre V correspond lui, à 8 épisodes de 52 minutes et le livre VI à 9 épisodes de 40 minutes. Ce changement de rythme n’est pas sans conséquences sur le ton de la série, mais nous aurons l’occasion d’en reparler un peu plus tard.


Découverte de la série :

J’ai commencé à regarder sérieusement la série (dans l’ordre, épisode par épisode) en 2014. Avant cela, je connaissais déjà la série, puisque je la regardais régulièrement lors de ses rediffusions sur W9 courant 2012. Ce qui m’a tout de suite plu dans cette série, c’est son univers décalé : des personnages légendaires qui suivent une mission divine, mais qui s’expriment avec des expressions argotiques de notre époque.


Les premières saisons (Livre I à Livre III) :

D’un point de vue globale, les trois premières saisons permettent à Alexandre Astier de présenter chacun des personnages enfermés dans leur train de vie quotidien, parmi lesquels :

  • Arthur (interprété par Alexandre Astier), roi de Kaamelott. Il a été chargé par la Dame du Lac de réunir les meilleurs chevaliers du royaume autour de la Table Ronde afin de trouver le Saint Graal.
  • Guenièvre (interprétée par Anne Girouard), reine de Bretagne et femme d’Arthur, personnage naïf, peu habitué aux tractations habituelles du pouvoir.
  • Lancelot (interprété par Thomas Cousseau), premier ministre du royaume, il est le bras sur lequel Arthur peut s’appuyer. Il défend une version élitiste de la chevalerie et est secrètement amoureux de la reine.
  • Léodagan (interprété par Lionnel Astier), père de Guenièvre et roi de Carmélide, il mène ses troupes avec autorité et est notamment passionné par les machines de guerre.
  • le père Blaise (interprété par Jean-Robert Lombard), prêtre de Kaamelott, il est chargé de retranscrire la légende et les comptes rendus des réunions de la Table Ronde.
  • Merlin (interprété par Jacques Chambon), enchanteur officiel de Kaamelott, il apporte un soutien magique aux armées de Kaamelott quand ses sorts veulent bien fonctionner
  • Perceval (interprété par Franck Pitiot), chevalier du Pays de Galles doté d’un esprit enfantin, ses plus grands ennemis sont je cite « le vocabulaire et les épinards« .
  • Karadoc (interprété par Jean-Christophe Hembert), chevalier de Vannes, il est le meilleur ami de Perceval avec qui il a l’habitude de fréquenter les tavernes.
  • Bohort (interprété par Nicolas Gabion), chevalier de Gaunes, son personnage est certainement le plus sensible et le plus posé de la série.

Je ne pourrais malheureusement pas citer tous les personnages, tant ils sont nombreux, mais ce qui apparaît grâce à cette liste, c’est la diversité de leurs caractères.

Ces trois premières saisons sont assurément les saisons où l’humour est le plus présent, mais cela ne signifie pas pour autant qu’elles sont vides d’enjeux. L’objectif des Livres I, II et III est de montrer au spectateur quelles sont les difficultés auxquelles est confronté le roi Arthur dans la quête du Graal. Entre les chevaliers qui passent leur temps à bouffer, ceux qui voudraient raser la moitié du pays pour vaincre les Saxons et ceux qui ignorent tout simplement ce que sont les points cardinaux, le roi Arthur semble bien loin d’atteindre la réussite de sa mission.

En prenant le temps d’étaler aussi longuement le récit, ces saisons permettent aux spectateurs de véritablement s’attacher aux personnages malgré leurs faiblesses. Et c’est un des messages importants de la série : les vrais héros ne sont pas ceux qui ne faillissent jamais, mais ceux qui continuent à avancer après avoir échoué.

Dans ces livres I, II et III, la situation politique du royaume de Kaamelott apparaît déjà complexe. Le pays doit à la fois faire face aux invasions saxonnes, aux incursions vikings mais aussi aux tentatives désespérées de l’Empire romain qui essaye de garder la main mise sur l’île de Bretagne.

Durant le livre III s’amorce une première crise qui n’est pas des moindres : Lancelot, premier ministre du Royaume (qui n’est déjà plus présent qu’à « mi-temps » à la Table Ronde), marque son désaccord avec les décisions prises par Arthur. Selon lui, la quête du Graal n’avance pas car le roi cherche à composer avec des chevaliers qui ne sont pas dignes d’y participer. Son opposition avec Arthur se renforce d’autant plus que Lancelot est amoureux de la Reine. Ne parvenant plus à s’entendre avec le roi, et ayant dévoilé son secret à la principale intéressée, Lancelot décide finalement de quitter Kaamelott et d’établir son propre camp dans la forêt. En parallèle à cette rupture, le roi Arthur qui a commis l’adultère avec la femme du chevalier Karadoc, est démasqué par Guenièvre. Cette dernière décide donc de rejoindre Lancelot dans son entreprise.

À la fin du Livre III, la série nous prouve donc qu’elle ne se contente pas de raconter une histoire banale dont le seul but serait de nous faire rire, mais qu’elle est aussi capable d’aborder des sujets profonds, et de raconter une histoire avec un grand H.

La transition vers le dramatique (Livre IV)

Personnellement, je considère que la quatrième saison permet à Alexandre Astier d’amorcer une transition équilibrée vers le genre dramatique. Les enjeux de ce Livre IV sont à coup sûr beaucoup plus importants que ceux abordés dans les premières saisons. Même si les épisodes restent du même format que les précédents (3 minutes 30), le livre IV permet en grande partie de poser un cadre plus dramatique à même de faire dire au spectateur : « Les choses étaient plutôt drôles jusqu’à maintenant, mais tout peut très bien basculer en tragédie ». En dehors des crises habituelles rencontrées jusqu’alors avec les différents acteurs politiques présents en Bretagne (Vikings, Romains, Saxons, etc.), cette saison suit également l’état de quasi-guerre froide qui s’installe entre le camp de Lancelot, dorénavant soutenu par le roi Loth d’Orcanie, et le camp d’Arthur. Elle permet aussi de nous montrer l’accession au pouvoir de Dame Mevanwi (la femme de Karadoc), qui grâce à son « mariage » avec Arthur, devient de fait reine de Bretagne. La façon dont elle conçoit sa fonction se différencie tout de suite de celle de Guénièvre, car elle souhaite véritablement s’impliquer dans les affaires de l’État et jouer un rôle. Malheureusement pour elle, ce règne ne dure qu’un temps. Après une prise de conscience inspiré par ses proches, Arthur décide d’en finir avec le camp séparatiste de Lancelot. Alors que ce dernier est absent, le camp est attaqué. Guenièvre qui était dorénavant retenue en otage par son amant, retrouve son mari, et la liberté. Le roi Loth et ses sbires, confrontés à leur échec, décident de se désolidariser de Lancelot et l’abandonnent à son sort. Ainsi, alors que tout les problèmes semblent réglés à Kaamelott, Lancelot lui, se retrouve abandonné de tous. Alors qu’il est effondré au milieu de son camp, un personnage énigmatique vient à sa rencontre.

Cette saison permet de nous donner un avant-goût du fort potentiel de cette série. En effet, il existe beaucoup de séries humoristiques type « shortcom » (ex : Caméra Café, Scènes de ménages, Sodas) mais peu réussissent à sortir du genre comique, pour construire quelque chose de plus grand. Avec ce Livre IV, Alexandre Astier nous montre tout son talent, en réussissant le passage de la comédie vers le dramatique, faisant ainsi de Kaamelott une série caméléon. L’humour reste néanmoins (et bien heureusement) présent, ce qui permet de créer un équilibre entre moments drôles et moments forts en émotion.

Les dernières saisons (Livre V et Livre VI)

Les saisons 5 et 6, sont sans aucun doute mes saisons préférées. Comme je l’expliquais plus haut, les épisodes s’allongent considérablement (52 minutes pour la saison 5, 40 minutes pour la saison 6), ce qui permet à Alexandre Astier, de raconter une histoire plus en profondeur et plus complexe.

Durant le livre V, Loth et ses complices les seigneurs Galessin et Dagonet, tentent tant bien que mal de se réconcilier avec le roi Arthur. De son côté Lancelot, aidé par le personnage mystérieux du nom de Méléagant, s’est établi dans une grotte, préparant sa vengeance à venir. Dans la première partie de cette saison, la Table Ronde se voit amputée de nombreux membres : Gauvain et Yvain fondent leur propre clan, de même que Perceval et Karadoc, qui établissent leur quartier général dans la taverne qu’ils ont l’habitude de fréquenter. Le château se retrouve donc en partie désertée, et cela à certainement un effet négatif sur ce qu’il reste de motivation à Arthur. Pour remonter sa côte de popularité, il décide de replanter son épée Excalibur dans le rocher, afin que tous les habitants du royaume puissent tenter leur chance. Plusieurs chevaliers essayent donc de retirer l’épée comme Loth, Galessin mais aussi Léodagan (« par acquis de conscience« ) Calogrenant (« par respect pour la tradition« ) et le père Blaise. Le chevalier Bohort et le duc d’Aquitaine (interprété par Alain Chabat) sont les seuls à ne pas vouloir tenter leur chance. Arrive ensuite le moment où Arthur doit récupérer son épée, pour prouver à tout le monde qu’il est l’élu des dieux. Cependant, une fois devant son épée, le doute semble s’installer dans son esprit, et le téléspectateur comprend que le roi n’est plus tellement sûr de vouloir continuer à mener la quête du Graal. Il décide donc de laisser l’épée en place, et de faire croire à tout le monde qu’il a échoué, ce qui provoque une crise majeure dans le royaume. Alors que Lancelot quitte sa tanière pour rejoindre le château de Kaamelott, le nouveau gouvernement s’organise. Après consultation d’un jurisconsulte, il apparaît que le successeur d’Arthur doit être désigné par la reine. Léodagan devient donc le régent du Royaume, en attendant que quelqu’un réussisse à retirer Excalibur du rocher.

Libéré de ses fonctions, Arthur décide d’entamer un voyage pour tenter de trouver sa descendance. Ce voyage se révèle long et éprouvant pour l’ancien roi, qui désespère de plus en plus. Sa rencontre avec Méléagant ne joue pas en sa faveur : l’homme mystérieux finit par le persuader qu’il est infécond, ce qui achève de pousser Arthur vers la dépression. Alors que l’ancien roi parcourait la Bretagne, Lancelot de son côté a échoué à rejoindre Kaamelott car le nouveau roi Léodagan a ordonné de réinvestir les tours de surveillance. L’homme en quête de vengeance a ainsi été stoppé, puisqu’il s’est pris une flèche qui a manqué de le tuer. Ce n’est qu’en utilisant un sort de guérison qui lui a été enseigné dans son enfance, qu’il parvient à se sauver. Arthur de retour à Kaamelott, découvre avec surprise que Léodagan a été supplanté par Karadoc qui est devenu roi à sa place (grâce aux tractations de sa femme Mevanwni). Le personnage semble au plus bas, et finit par se suicider en s’ouvrant les veines dans une baignoire. Lancelot, qui avait enfin réussi à rejoindre le château, et qui était à l’origine venu pour tuer le roi, finit par le sauver en ayant recourt à la magie.

Au fil de cette saison, deux parcours s’opposent : Arthur plonge peu à peu vers les abîmes, tandis que Lancelot se rapproche d’une certaine forme de rédemption. Et tous ces événements se produisent alors que Kaamelott semble à deux doigt de disparaître du fait de la régence de Karadoc et de l’absence d’avancée dans la quête du Graal. Je pense donc pouvoir dire sans trop prendre de risque, que le Livre V est la saison qui s’approche le plus de la tragédie.

Les événements du livre VI, quant à eux, se produisent 15 ans avant le livre I, et racontent la jeunesse d’Arthur à Rome. On découvre ainsi que ce personnage si exceptionnel n’était à l’origine qu’un soldat de la milice urbaine. Confronté aux échecs militaires successifs, un groupe de sénateurs romains décident qu’il est temps d’en finir avec la résistance des peuples locaux en Bretagne. Le chef de ce groupe, le sénateur Sallustius, apprend l’existence d’une légende bretonne : une épée est plantée dans un rocher et la personne qui se révélerait capable de la retirer serait jugée digne de régner sur les Bretons. Pour imposer un Général romain sur cette île, il décide donc que le mieux à faire est de recruter un breton. Il fait alors la connaissance d’Arthur et découvre que ce dernier a bel et bien réussi à retirer l’épée du rocher. Tout au long du livre VI, Sallustius s’arrange donc pour faire gravir à son petit protégé, les échelons de la hiérarchie militaire romaine. Arthur est ainsi nommé dux bellorum Britanniae, soit Général de l’armée romaine en Bretagne, et retire Excalibur du rocher. Cependant, ayant découvert ses véritables origines royales grâce à la Dame du Lac, Arthur décide d’organiser un habile coup politique pour forcer les romains à abandonner l’île. À la fin du Livre VI, il devient donc roi de Bretagne et parvient à fédérer les différents royaumes de Logres (l’Irlande, l’Orcanie, la Calédonie, la Carmélide, Vannes, Gaunes et l’Aquitaine). Mais tout ne finit par bien pour le nouveau souverain, car son meilleur ami (lui aussi membre de la milice urbaine) est assassiné sur ordre des sénateurs.

Le dernier épisode de cette saison nous ramène à la fin du livre V, et fait suite à la tentative de suicide d’Arthur. L’ancien roi, alité et en état de dépérissement, reçoit tour à tour la visite de tous les chevaliers qu’il a fréquentés. C’est d’ailleurs l’occasion pour lui de se réconcilier avec Lancelot, à qui il remet les pleins pouvoirs. Au lieu de tenter de poursuivre le travail entamé par Arthur, ce dernier, sur les conseils de Méléagant, décide de pourchasser et faire arrêter tous les chevaliers de la Table Ronde. Arthur échappe de justesse aux hommes de Lancelot. Avec l’aide de Venec (un marchand d’armes et d’esclave), il parvient à rejoindre Rome tandis que Lancelot instaure en Bretagne un régime de terreur.

Un des points forts de ce Livre VI, est qu’il compte parmi son casting, de grands acteurs comme Pierre Mondy, Tchéky Karyo ou Patrick Chesnais, qui interprètent leurs rôles à la perfection. Les décors de la ville de Rome (studios de Cinecittà, que j’ai eu la chance de visiter) sont également très plaisants à voir à l’écran.


Avis général sur Kaamelott :

En conclusion, après avoir résumé l’ensemble de la série et tenté de donner un semblant d’analyse, il serait bon de donner mon avis général sur Kaamelott. Comme je l’expliquais plus haut, il s’agit de ma série préférée et plusieurs facteurs pourraient expliquer pourquoi Kaamelott m’a séduit à ce point.

I – Kaamelott : entre œuvre originale et hommage

En premier lieu, je dirais que c’est parce que la légende arthurienne « classique » était déjà un récit que j’aimais depuis longtemps. En effet, quelques années avant les premières diffusion de Kaamelott, j’avais lu Le Roi Arthur de Michael Morpugo, qui racontait la légende arthurienne en se basant sur le point de vue d’Arthur. Cette histoire, surtout ancrée dans l’imaginaire britannique, je la connaissais donc avant de découvrir Kaamelott. Le fait de connaitre l’intégralité de l’histoire « classique », m’a permis d’apprécier d’autant plus Kaamelott, car il était plus facile de comprendre la déconstruction de la légende livrée par Alexandre Astier. Ainsi, si les personnages de Kaamelott sont indubitablement différents de leurs équivalents légendaires, ils conservent tout de même certains traits de caractères. Dans la légende arthurienne, Perceval a un esprit enfantin, car il a été élevé pendant de nombreuses années à l’écart de la société. Arthur s’attire des ennuis, car il n’écoute pas l’avertissement de Merlin qui le prévient que son mariage avec Guenièvre lui causera du tort. L’esprit enfantin de Perceval et l’entêtement amoureux d’Arthur, sont deux éléments qui sont également présent dans Kaamelott. Je suis certain que l’on pourrait trouver d’autres traits de caractères, qui sont commun aux personnages légendaires et à ceux de la série. Kaamelott est donc à la fois, un hommage rendu à l’œuvre de départ qui est la légende arthurienne, et une œuvre originale. Et c’est un des facteurs qui peuvent expliquer mon intérêt pour cette série.

II – Kaamelott : un récit « réaliste »

Si le téléspectateur que je suis est parvenu à s’attacher si rapidement aux personnages de cette série, c’est parce qu’ils ont aussi quelque chose de réaliste, qui constitue la caractéristique commune à tous les êtres humains : l’échec. J’en parlais un peu plus haut, les personnages de Kaamelott sont tous caractérisés par cet échec : ils échouent à comprendre la quête du Graal, ainsi que les consignes qu’on leur donne ; ils ratent les missions qu’on leur confie ; et surtout, ils ne parviennent pas à s’entendre. Loin des récits de héros légendaires, qui réussissent absolument tout ce qu’ils entreprennent, et qui ne doute jamais du bien fondé de leur objectif, Kaamelott offre en un sens une version réaliste de la légende arthurienne. Parmi tous ces personnages, même celui qui semble prêt à poursuivre sa quête jusqu’au bout finit par renoncer. Et, en plus de renoncer à son rôle de roi et de meneur dans la quête du Graal, Arthur finit par tout simplement renoncer à la vie. Voir des héros échouer, c’est assez rare pour mériter d’être souligné, mais voir des héros se suicider c’est encore plus impensable. De même, Lancelot qui était considéré au début de la série comme « le seul chevalier à tenir à peu près la route », incarnation de l’espoir de réussite, finit par lui aussi sombrer. Les personnages de Kaamelott sont donc à mes yeux, des personnages auxquels on peut non seulement s’identifier (grâce à leur langage moderne et leurs caractéristiques) mais pour lesquels on peut également ressentir de l’empathie. C’est une des forces principales de la série.

III – Kaamelott : la place de l’humour dans la série

C’est certainement l’argument le plus subjectif évoqué jusqu’alors, mais l’humour de Kaamelott explique aussi mon attachement à la série. Évidement, il ne peut pas toucher tout le monde, et je comprendrais que certaines personnes ne parviennent pas à rire en regardant Kaamelott. La place qu’il occupe dans le récit, qui passe de centrale (durant les livres I, II, III et IV) à intermittente (dans les livres V et VI), permet aussi de rendre l’histoire dynamique et d’imposer un certain rythme. Comme le dit si bien le personnage d’Arthur dans un épisode « c’est systématiquement débile, mais c’est toujours inattendu » . Je ne ferrai cependant pas de comparaison entre l’humour absurde de Holy Grail des Monty Python et celui de Kaamelott, plus terre à terre, même si ce sont deux types d’humour auxquels je suis sensible. Mais si j’adore Kaamelott, c’est aussi parce que ce n’est pas QUE de l’humour. En dehors de son aspect comique, la série parvient réellement à raconter une histoire. Dans les livre V et VI, il est d’ailleurs utilisé pour désamorcer l’aspect dramatique de certaines scènes. Dans Kaamelott, l’humour n’est donc pas un but, mais un moyen.


Conclusion :

En conclusion, je vais donc remercier comme à mon habitude, tous ceux qui ont pris le temps de lire cette chronique dans son intégralité. J’invite également tous ceux qui ont été sensibles à mon ressenti sur la série, à aller la regarder. Pour ceux qui connaissent déjà Kaamelott, et qui l’aime tout autant que moi, je vous invite à vous montrer patient : le premier volet au cinéma sortira le 25 novembre 2020.