
L’Arganon, en forme longue l’Empire d’Arganon, anciennement nommé le Royaume des Hommes ou le Grand Royaume, est un pays situé dans l’est de Moridwor, entouré par le Mérilenth à l’ouest, l’océan Darion au nord, à l’est et au sud-est et les Terres Désolées au sud. Sa capitale est Anariene, où se situe la demeure de l’Empereur ainsi que le siège du gouvernement.
Sa langue officielle est le Moridwan tandis que l’Arganien forme un langage secondaire. Sa monnaie est le moridi (or moridwan) et sa devise est « L’union nous rend libre, la liberté nous rend fort, l’Empire prospère ». Son drapeau représente un dragon sur ses quatre pattes, le regard tourné vers la gauche, sur un fond rouge. La fête nationale a lieu le 10 Avril et célèbre le couronnement d’Agnar en tant qu’Empereur de l’Arganon.
La population du pays est d’approximativement 26 700 000 habitants, ce qui en fait le pays le plus peuplé du continent. De même, avec une superficie de 832 500 km2, l’Arganon est le plus vaste pays de Moridwor. Durant la IIe Ère, il s’affirme comme la première puissance économique et militaire du continent.
Étant presque toujours à l’origine des alliances formées avec les deux autres races, l’Arganon se distingue notamment par sa volonté à unir les peuples de Moridwor.
Origine du nom
Le mot Arganon fut choisi pour désigner l’ancien Royaume des Hommes après la révolution du 24 mars 657. Après cette dernière, le peuple exprima son désir de trouver un nouveau nom pour remplacer celui en usage qui faisait référence à la royauté. Un membre du gouvernement provisoire eu l’idée de s’inspirer du nom d’Agnar, choisi pour devenir Empereur, pour trouver celui du pays. Cette proposition, qui ne put que flatter le souverain, fut adoptée à l’unanimité par les membres du Conseil Provisoire. Ainsi, à partir de la création de l’Empire, le terme « Arganon » désigne le pays et sert également à nommer ses habitants, par la dérivation « Arganiens », qui fait aussi référence à la langue d’origine des Hommes.
Histoire
À ce jour, seulement quelques rares manuscrits retraçant l’histoire des Arganiens durant l’Ère première ont pu être découvert. Les informations qui suivent relèvent donc de suppositions et ne doivent pas être considérées comme étant tout à fait certaines.
Pour des raisons d’anachronisme et de compréhension, dans les textes qui suivront les Arganiens seront désignés sous le terme d’Hommes ou d’humains.
Ère première :
Durant l’Ère première, les Hommes tentent d’établir un royaume dans la partie Est du continent de Moridwor. Ils découvrent alors des terres déjà occupées par un peuple humain, principalement composé de hors-la-loi ayant été chassés plusieurs années auparavant. Les Hommes se retrouvent donc sans terre à coloniser. Sous le commandement de celui qui se revendique comme leur premier roi, ils se débarrassent de ce peuple, en le chassant et en se livrant à des massacres qui seront désignés plus tard sous le nom de « Grande Tuerie ».
Dans les années qui suivent, les Hommes s’attachent à la construction de villages, qui deviendront par la suite des villes, dont la cité d’Anariene, qui deviendra quelques temps plus tard la capitale de leur royaume. Cette dernière est fondée sur une butte située près d’une rivière baptisée Ariene, qui donne donc son nom à la ville.
Après plusieurs centaines d’années de construction et de développement de leur pays, les trois races commencent à se tourner les unes vers les autres, et entament des échanges commerciaux. Ces nouvelles interactions mettent notamment en avant le problème de la langue : en effet, les Hommes ont beaucoup de mal à se faire comprendre des Elfes ou des Nains dont les langues sont très éloignées. Pour faciliter ces échanges, une nouvelle langue se développe : le Moridwan, qui sert rapidement de langue d’usage dans tous les pays. Cependant, la langue des Hommes n’est pas abandonnée pour autant, puisqu’elle continue d’être enseignée, ce qui explique que les Arganiens, à l’époque, comme de nos jours, possèdent deux langues maternelles.
Quelques dizaines d’années après que les trois races aient entamé des échanges commerciaux, des créatures ésotériques commencent à faire leur apparition un peu partout en Moridwor. Au Royaume des Hommes, certains considérèrent cet évènement comme une punition divine pour avoir massacré le peuple de bandits qui occupaient les terres de l’Est. La plupart de ces créatures ne constitue pas de dangers conséquents, néanmoins, certaines deviennent l’objet de chasse symbolique, comme les dragons, qui frôlent l’extinction.
Nul ne serait capable de dire ni si les races de Moridwor ont eu des interactions avec les Orques et les Gobelins à cette époque. De même, nous ignorons si les orgoïdés (famille des Orques et des Gobelins) ont toujours vécu dans les Terres Désolées, ou s’ils vivaient initialement dans la partie nord du continent. Par conséquent, nous ignorons donc si les Orques et les Gobelins sont apparus en même temps que les trois autres races civilisées ou, s’ils ont émergé au moment de l’apparition des créatures en Moridwor. Cette incertitude historique quant à leur nature explique que les Hommes ont toujours eu du mal à les désigner comme une race à part entière, et non comme l’une des créatures qu’ils apparentaient au statut « d’animal ».
La durée de l’Ère première est sujette à de nombreux débats. En Arganon, on estime qu’elle aurait duré entre 2 000 et 3 000 ans. Les Nains lui donne une durée qui oscille entre 5 000 et 6 000 ans. Enfin, les Elfes estiment qu’elle aurait duré près de 10 000 ans. Mis à part ce débat quant à sa durée, les trois races tombent plus ou moins d’accord sur sa fin. D’une manière générale, en Arganon, on place la fin de l’Ère première à la date du couronnement du roi Aknalon Ier.
IIe Ère :
Pendant l’Ère première, les Hommes ont été dirigés par des rois, qui se sont succédés selon la règle « du droit du sang ». Ainsi, les souverains sont issus d’une même famille et forme une dynastie dite royale, qui a vocation à régner sur les Hommes. Contrairement à ce que beaucoup pense, Aknalon Ier n’est pas celui qui a instauré ce principe. Beaucoup croient aussi à tort, qu’il serait le premier roi des Hommes. Cette méconnaissance s’explique principalement par le fait que, comme mentionné au début de cet article, il n’existe que peu de manuscrit datant de l’Ère première et donc, les noms des souverains humains de cette période nous sont totalement inconnus.
Aknalon Ier a été couronné roi des Hommes la première année de la IIe Ère. À cette époque, le Royaume des Hommes connait une période de prospérité sans égale, qui lui vaut le surnom de Grand Royaume, faisant à la fois référence à sa puissance économique et à sa superficie.
La guerre draconique
Au vue de la prolifération de créatures à cette époque, sont créés dans chaque pays, des groupes de mercenaires ayant pour objectif leur élimination, dont le plus célèbre est l’Ordre des Drakons, fondé au Grand Royaume en l’an 32. Dès sa création, l’Ordre de guerriers s’impose rapidement comme étant l’un des plus efficaces et des plus aguerri, sans pour autant attirer l’attention du roi Aknalon Ier ou de la population.
En l’an 48, et alors qu’ils n’ont pas été aperçus depuis un millier d’années, les Dragons réapparaissent dans le Sud du pays et attaque des villages, tuant civiles et soldats. L’armée royale face à cette menace grandissante, est rapidement débordée. Les Drakons décident donc d’intervenir et se lancent dans la traque des créatures ailées. Leurs équipements spécialisés et l’expérience qu’ils ont acquis depuis seize ans, leur permettent de mettre en déroute les Dragons au bout de quelques mois. Afin de leur témoigner sa gratitude et sa reconnaissance, le roi en personne participe aux combats face aux derniers Dragons restant. Cependant lors d’un combat, ce dernier est grièvement blessé à la jambe. À la fin de cette première guerre opposant les Dragons aux Hommes, le roi Aknalon Ier témoigne publiquement face aux peuples, du courage dont ont fait preuve les guerriers Drakons. Aux yeux du peuple, l’Ordre passe ainsi d’une petite faction de mercenaires peu connue, à un groupe de héros légendaires. Dans les mois qui suivent et jusqu’à sa mort, Aknalon Ier apporte son aide à l’Ordre des Drakons, pour qu’il puisse continuer d’exister. Il leur verse ainsi de grandes quantités d’or et incite son peuple à rejoindre les rangs des Drakons.
À sa mort, le fils d’Aknalon Ier prend le pouvoir en se jurant de tout faire pour éviter le retour des créatures qui ont causé la mort de son père. Il est le premier roi, au cours de l’histoire, à imaginer la construction d’une muraille dans la vallée d’Ostilion qui délimite la frontière entre le Grand Royaume et les Terres Désolées. Cependant, l’état actuel des caisses du royaume et la crise dans laquelle se trouve l’armée royale le contraint à abandonner ce projet.
La paix et la prospérité du Royaume
Les années s’écoulent paisiblement au Grand Royaume : les rois se succèdent tour à tour, sans forcément marquer l’Histoire, et les Hommes commencent à croire que cette période de paix pourrait bien durer éternellement. Pendant des siècles, le Royaume des Hommes continue de prospérer et d’accumuler des richesses, ce qui pousse les rois à améliorer drastiquement leur train de vie et à dépenser le trésor royal en divers biens de luxes. Parallèlement à cette accumulation des richesses entre les mains du Roi, les seigneurs, dont le pouvoir été à l’origine très limité, commencent à former une caste noble, à part entière. Certains utilisent leur proximité avec leur Roi pour accroitre leur influence, et gagner en autonomie. Au fur et à mesure des générations, les seigneurs du Royaume se voient ainsi accorder de nombreux privilèges : ils sont exonérés de payer les taxes, disposent de droit de véto sur les décisions juridiques locales et bénéficient de leur propre garde rapprochée. Le peuple, constatant que les caisses du Royaume se portent bien, commence à se demander ce qui peut bien empêcher la construction de la muraille d’Ostilion, tant désirée. Il est également de plus en plus excédé par les comportements des différents rois, qui se plongent peu à peu dans l’oisiveté en accordant de plus en plus de droit et de pouvoir aux seigneurs nobles. Pourtant, malgré ce sentiment de colère palpable, aucunes réformes ni aucun changements politique n’est mis en place.
La révolution du 24 Mars 657
En l’an 656 de la IIe Ère, Halderon VIII est au pouvoir. Une vingtaine d’années se sont écoulés depuis son couronnement et il a exprimé à plusieurs reprises son désir de construire une nouvelle demeure royale, plus luxueuse. Son principal conseiller, Agnar, lui a pourtant répété à plusieurs reprises qu’une telle décision ne pourrait qu’embraser les flammes d’une révolte, dont les braises chaudes, n’attendent qu’un faux pas de sa part. Pourtant, quelques mois plus tard, la décision est prise et la construction du palais débute sur le point culminant de la cité d’Anariene. Les travaux se finissent onze mois plus tard en janvier 657. Le peuple réclame alors le début de la construction de la muraille d’Ostilion, mais le roi Halderon VIII s’y refuse, estimant que les travaux du palais ont déjà trop vidé les caisses du royaume. A partir de ce moment, et sans que le roi n’en soit informé, un sentiment révolutionnaire gagne peu à peu le pays. Le conseiller du Roi, Agnar, qui porte davantage attention aux attentes du peuple que son souverain, s’en rend compte. Au début, il décide de ne pas intervenir, jugeant que ce mouvement ne serait pas assez fort pour renverser le pouvoir en place mais les semaines passent, et il se rend compte que ce dernier a véritablement prit de l’ampleur. Étant lui aussi excédé par les décisions prises par son roi, il décide de rejoindre le camp des révolutionnaires en secret, tout en conservant son poste de conseiller. Au soutien d’Agnar s’ajoute également celui de plusieurs grands officiers de l’Armée Royale, eux aussi déçus par la politique de leur souverain. Certains rejoignent aussi le mouvement révolutionnaire, par peur de se trouver dans le mauvais camp.
Au début du mois de Mars, les chefs de la révolte se réunissent en compagnie d’Agnar et des maréchaux de l’armée. Ils planifient alors le déroulement de leur révolution. Le jeudi 24 mars, tôt dans la matinée alors que le roi dort encore et que le nombre de soldats en faction dans la ville est réduit, des cohortes de soldats révolutionnaires pénètrent dans l’enceinte du palais et procèdent à l’arrestation du roi. Pendant ce temps, Agnar se présente sur la Place du Soleil, place principale de la ville, et annonce aux habitants de la capitale que le Royaume des Hommes a été balayé par la révolution et que se tiendra bientôt devant eux l’exécution du roi. Les maréchaux et leurs soldats sont envoyés dans les principales villes du pays, afin de soutenir les mouvements de révoltes et d’inciter les soldats loyalistes à basculer dans leur camp. Les villes se révoltent tour à tour, la première étant Fortgund suivie par Corcuen et Hondel. Les membres de l’armée, encore fidèles aux rois n’ont pas d’autres choix que de se rendre : ils sont submergés par le nombre de révolutionnaires. Certains, par erreur, croient même que le roi a déjà était tué, et abandonne donc leur poste sans hésitation. A 20h, alors qu’il fait déjà nuit, Agnar et les chefs de la révolte sont assurés du succès de leur objectif : tous les soldats fidèles au roi se sont rendus et les seigneurs nobles ont été démis de leur titre. Ils décident donc ensemble, qu’il est temps de procéder à l’exécution. Halderon VIII est sorti de sa cellule et amené sur le promontoire sur lequel se trouve la potence. Ce dernier est hué, et insulté par la foule qui se trouve devant lui. Beaucoup de théories existent quant à la réaction qu’aurait eu le roi, en se rendant compte que son propre conseiller était à l’origine de sa chute : certains prétendent qu’il aurait tenté de se jeter sur lui pour l’étrangler mais qu’il aurait été arrêté par des soldats, d’autres prétendent qu’il l’aurait simplement fusillé du regard, enfin d’autres affirment qu’il n’aurait eu aucune réaction en l’apercevant, si ce n’est de baisser les yeux avec tristesse et honte. La corde est passée autour de son cou, un chef révolutionnaire s’avance alors et tient le discours suivant « Halderon Federacle Péior, ancien roi des Hommes, le peuple décide aujourd’hui de ton sort en te condamnant à mort. Cette peine est prononcée, car tu n’as pas su écouter les demandes et les attentes de tes sujets, et tu t’es plongé depuis de nombreuses années dans la paresse, en laissant de côté les devoirs qui te sont propres : la gérance du Royaume et le bien-être de ton peuple. Que ceux qui soient présent aujourd’hui se souviennent ! Par la volonté du peuple, est abolie en cette heure, la royauté ainsi que l’ensemble des privilèges accordés aux seigneurs depuis de nombreuses années ! Aujourd’hui, le peuple prend en main son propre destin, et hôte les chaînes de la dépendance et de la domination des anciens rois ! Vive la révolution ! » Ce discours est acclamé par la foule qui se tient sur la place, le chef révolutionnaire demande alors à Halderon VIII s’il a une dernière parole à prononcer avant de mourir. Celui-ci répond par la négative, il souhaite en finir au plus vite. Le révolutionnaire actionne alors le levier qui dérobe la trappe : Halderon est pendu face à des milliers de spectateurs.
Le nouvel Empire
Après l’exécution du roi est organisé à la hâte un gouvernement provisoire composé d’un conseil, qui comprend les principaux chefs de la révolution dont Agnar. Pendant plusieurs semaines, ils élaborent la nouvelle constitution du pays, tout en réfléchissant à la forme qu’ils souhaitent donner à leur nation : en effet, ils ne veulent pas répéter les mêmes erreurs qu’autrefois en plaçant l’ensemble des pouvoirs dans les mains du roi. Ils décident donc de le partager, de façon plus ou moins équitables (ce qui représente un fait discutable, quand on connait l’importance qui sera donné aux futurs empereurs). Avant d’adopter la version définitive de la constitution, le Conseil Provisoire tient à nommer celui qui sera le futur souverain de cette nation renaissante. Agnar est choisi, car il est le seul à avoir de l’expérience dans la gérance d’un royaume, qu’il a soutenu la révolution dès le départ et que le peuple voit en lui une figure d’autorité et un homme à l’écoute de ses concitoyens. Ainsi est adoptée la constitution de 657. A partir de cette date, le terme Royaume des Hommes est totalement aboli et est remplacé par celui d’Empire d’Arganon.
Les mois s’écoulent tranquillement : le peuple est satisfait de l’organisation du nouveau gouvernement et les évènements de la révolution ont fait naitre en lui un sentiment patriotique fort. Durant cette période, Agnar, devenu Agnar Ier possède le soutien de la quasi-totalité de la population. Les autres chefs révolutionnaires quant à eux, sont nommés Administrateurs et membres du Conseil Impérial. Le Roi des Nains et le Comité Elfique, après s’être inquiétés de la tournure violente qu’aurait pu prendre la révolution, ont finalement reconnu la légitimité d’Agnar, en tant qu’Empereur des Hommes.
La crise des Magiciens et l’Alliance Moridwane
À la fin des années 660, l’Ordre des Magiciens, qui avait jusque-là disparu de la circulation, refait surface. Ce dernier est alors dirigé par le plus puissant d’entre eux : Sohort. À cette époque, la population n’a pas de rancœur particulière à leur égard et ces derniers s’intègrent aisément à la société.
En 669, douze ans après la prise de pouvoir d’Agnar, le chef des Magiciens, Sohort, se présente à l’Empereur. Il prétend pouvoir lui apporter son aide, en prédisant l’avenir du pays à l’aide de ses pouvoirs. Agnar, qui n’en croit pas un mot, décide de simplement refuser sa proposition et de le congédier. Sohort accepte de s’en aller mais il revient à de multiples reprises et se montre de plus en plus insistant. Agnar, face à l’insistance du Magicien, croit déceler des desseins bien plus sombres que ceux avancés par Sohort. Il soupçonne en effet ce dernier, de vouloir gagner sa confiance, pour pouvoir ensuite utiliser sa place privilégiée afin de le trahir. Quelques jours plus tard, le Magicien réclame à nouveau une audience avec l’Empereur en le suppliant d’accepter son aide. L’Empereur prend alors une décision radicale : envoyer Sohort ainsi que tous ses acolytes Magiciens dans les Terres Désolées et déclarer l’utilisation de la magie interdite. La Rmark-Empra (littéralement Armée Impériale en Arganien) est chargée de l’arrestation de plus de deux cent personnes. Tous les Magiciens, ainsi que Sohort sont mené jusqu’à la vallée d’Ostilion : arrivés sur place, les soldats les obligent à avancer, sous peine d’être exécutés. Les Magiciens se plient donc aux ordres et progressent à travers les Terres Désolées, alors que les soldats impériaux veillent à ce qu’aucun ne fasse demi-tour. Agnar leur donne même l’ordre de surveiller la frontière pendant une semaine. Mais l’Empereur sait que cette décision ne peut être héréditaire, en effet les soldats ne peuvent rester éternellement dans la vallée. Il a alors l’idée de construire la fameuse muraille dont rêve son peuple depuis tant d’années : cependant, les emprunts contractés pour la construction du palais d’Halderon VIII, n’ont pas encore été remboursés. Agnar décide donc de se tourner vers les deux autres races, pour résoudre ce problème financier Il propose à chaque dirigeant de se retrouver, afin de discuter des termes d’une alliance potentielle. Tous acceptent, et sous la proposition du Roi des Nains, la réunion se tient à Hiris-Gotor, capitale de son royaume. Agnar propose alors aux deux autres races la création d’une monnaie commune, l’adoption définitive du Moridwan en tant que langue officielle de chaque pays et la signature d’un traité de non-agression. À l’époque, un différend opposait les Elfes et les Nains. Les premiers réclamaient l’annexion de la région Sud-Ouest du Royaume Nain, car la population d’Elfes y était majoritaire, et que le Comité Elfique était le seul pays à ne pas posséder de frontière avec les Terres Désolées. Cette question est donc mise sur la table lors de cette réunion et les deux races parviennent finalement à un accord : les Nains acceptent de céder la région revendiquée en contrepartie, les Elfes devront se charger d’une partie la fabrication de la monnaie commune. L’Empereur d’Arganon profite de la situation pour évoquer le problème de la vallée d’Ostilion. Il met en avant le fait que son pays, en cas d’attaque des créatures des Terres Désolées, serait le premier exposé et qu’il est nécessaire, afin de préserver la paix, de garantir la protection de cette frontière. Le Roi des Nains et le Comité Elfique acceptent donc de lui fournir une aide financière pour lui permettre d’entamer la construction d’une muraille, à condition que son armée puisse garantir sa surveillance. Les travaux de la muraille sont entamés, au grand soulagement d’Agnar et de son peuple. Le traité d’Hiris-Gotor est signé par les trois races.
Les mois passent, et la muraille est quasiment achevée, lorsque que commence à se développer un sentiment d’aversion pour la magie en Arganon. À cause de la tentative de trahison des Magiciens, beaucoup d’Arganiens se mettent à penser que la magie est une science indigne, et que tous ceux qui l’utilisent méritent d’être traité avec le plus grand des mépris. Ce sentiment anti-magique, provoque en Arganon, une remise en question de l’Alliance d’Hiris-Gotor, car les Elfes utilisent une forme de magie innée. Agnar se retrouve donc contraint de revenir sur sa décision. De plus, l’alliance qu’il a formé avec les Elfes et les Nains repose en grande partie sur la bonne entente entre les races. Finalement, l’Arganon n’a d’autre choix que de se retirer du traité, bientôt imités par les Nains et les Elfes, qui conservent toutefois le territoire acquis par la signature de ce dernier. La muraille d’Ostilion est finalement achevée quelques semaines plus tard, et l’endroit devient une forteresse à part entière.
Après la mort d’Agnar
Les années restantes s’écoulent paisiblement, Agnar meurt très vieux. Ses funérailles sont organisées et des habitants affluent des quatre coins du pays afin d’y assister. Son fils Fednar prend le pouvoir et devient Fednar Ier. Sa première décision est prise en hommage à son père. Il inclut dans la constitution, l’obligation pour tout Empereur de prononcer « le serment d’Agnar ». Ce dernier oblige le souverain à jurer de respecter les valeurs et les principes instaurées par la révolution et la constitution de 657. Cette mesure, purement symbolique, est pourtant accueillie de façon très positive par le peuple, encore en deuil d’une des figures les plus emblématiques de l’histoire d’Arganon.
En l’an 803 de la IIème Ere, l’Empereur Fednar Ier meurt des suites d’une grave maladie et est remplacée par son fils Donirion. Ce dernier, est l’Empereur que nous connaissons actuellement.
Géographie
Le territoire arganien occupe la partie est du continent de Moridwor. Ce dernier est majoritairement composé de plaines boisées. Il compte également de grands massifs forestiers comme celui de la forêt de Gund. Cependant, le pays ne compte quasiment pas de montagnes à l’exception des Duen’Clibor, qui servent de frontière naturelle avec les Terres Désolées. Le territoire compte 4 fleuves principaux : l’Ariene (longue d’environ 1 100 km), la Gradie, le Lian et le Pourrias. L’Arganon possède un littoral de plus de 2000 km, qui lui a permis de développer un commerce maritime qui rivalise presque avec celui du Néfalis.
Le climat en Arganon est majoritairement océanique : les hivers sont frais et humides tandis que les étés sont doux.
Depuis l’année 657 de la IIème Ere, le pays est divisé en deux régions : la région Nord et la région Sud, elles-mêmes divisées en six provinces. Ces provinces, à l’exception de celle d’Anariene, sont dirigées par les Administrateurs. Elles portent le nom de leur capitale provinciale, on retrouve donc les provinces d’Anariene (gérée par l’Empereur), de Fortgund et de Dahntalen dans la région Sud et les provinces de Corcuen, de Hondel et de Lumienda dans la région Nord.
Politique
L’Arganon est une monarchie constitutionnelle. L’Empereur occupe la fonction la plus importante de l’Empire et dispose de nombreux pouvoirs qui sont toutefois limités par la constitution. Il représente le pouvoir exécutif du pays.
Les Administrateurs, occupent une double fonction : ils exercent à la fois une gouvernance à un niveau local, dans leurs propres villes, à un niveau régional dans leurs provinces et s’apparentent en quelques sortes à des ministres, puisqu’ils sont chargés de rédiger et de proposer des lois. Ils occupent également une fonction exécutive, puisqu’ils transmettent les ordres de l’Empereur aux officiers généraux de la Rmark-Empra. Ces derniers sont nommés par l’Empereur qui peut les révoquer en cas de faute grave.
Le Conseil Impérial, occupe une fonction consultative, puisqu’il est chargé de conseiller et d’aiguiller l’Empereur dans ses décisions. Ses membres doivent être nommés par l’Empereur et leur nomination doit être approuvée par le Conseil Législatif.
Le Conseil Législatif est constitué de 365 membres, nommés par les Maires. Ces derniers sont élus pour un mandat de 7 ans. Il est chargé de voter les lois présentés par les Administrateurs et veillent à ce qu’elles soient conforment à la constitution.
Les Maires sont chargés d’une fonction exécutive à un niveau local. Ces derniers dirigent les villages et les villes mineures. Ils sont élus au suffrage universel direct pour un mandat de 9 ans.