
Les Magiciens forment un groupe d’humains capables d’utiliser la magie élémentaire et nécromantique. Si leur nombre a légèrement augmenté au cours de la IIe ère passant d’une dizaine de disciples à plusieurs centaines, ils sont aujourd’hui considérés comme étant tous disparus. En 669, les rapports impériaux faisaient état de 200 Magiciens vivant sur le territoire arganien mais il est probable que leur nombre réel ait été sous-évalué.
Étymologie
Le mot magicien est dérivé du terme arganien minajia qui signifie littéralement « homme-magie ».
Histoire
Au début de la IIe ère, l’augmentation des échanges commerciaux avec le République Elfique permet à de nombreux livres elfiques traitant de l’usage de la magie naturaliste et de l’alchimie de se propager dans le royaume des Hommes. Ces sciences étant totalement inconnues de la population, leur découverte suscite un engouement important. De nombreuses personnes, majoritairement des hommes lettrés, commencent à s’intéresser de près à la magie et à l’utilisation qui pourrait en être faite. Des érudits décident de consacrer leur vie entière à l’étude des magies elfiques. Cependant il n’existe à l’époque aucune organisation structurante, ce qui représente un facteur de ralentissement dans la diffusion de ces connaissances. Il faut attendre plus de deux siècles pour voir se former la première organisation regroupant plusieurs magiciens. Ainsi en 268 la toute première confrérie des Magiciens est fondée. Cette structuration des Magiciens au sein d’un ordre leur permet de partager leurs travaux entre eux, et de transmettre leurs connaissances à des disciples. En quelques années, ceux qui étaient autrefois de simples érudits parviennent à acquérir la capacité pour maitriser la magie, voire à surpasser le talent des Elfes. Rapidement, les Magiciens se désintéressent de la magie naturaliste, qui a recours aux plantes et aux forces telluriques, pour se concentrer sur la magie élémentaire, bien plus puissante et qui permet de maitriser les quatre éléments. C’est donc à cette époque que se produit le schisme magique, entre les magies elfiques et les magies humaines.
Quelques dizaines d’années plus tard, la confrérie des Magiciens commence à attirer l’attention. En effet, ses méthodes de recrutement sont de plus en plus élitistes, de même que son objectif parait de plus en plus mystérieux. Les spéculations commencent à se faire nombreuses. Peu à peu, la population et les pouvoirs locaux se mettent à considérer la confrérie comme une secte religieuse. En effet, les Magiciens désireux de conserver leurs secrets se montrent très discrets et peu bavards quant à la nature de leurs activités. Sous la pression des prêtres de Délia, le roi Halderon Ier instaure un édit pour dissoudre la confrérie des Magiciens en 299. À compter de ce moment, les Magiciens basculent dans la clandestinité. Dans les années qui suivent, les Magiciens sont victimes de répression aussi bien de la part de la population que du pouvoir royal. Ils sont ainsi accusés d’être à l’origine d’épidémies de pestes ou de la mort prématurées de certaines personnes. Cette répression qui se fait de plus en plus forte à mesure que les années passent, poussent les Magiciens à disparaitre de la circulation. Entre 332 et 505, plus aucuns rapports royaux ne recensent de magiciens vivants dans le royaume.
Halderon III se montre plus modéré que ses prédécesseurs. Souhaitant mettre un terme aux vagues de répressions perpétuées dans des villages depuis des siècles, il instaure un nouvel édit en 527 qui interdit les exécutions sommaires orchestrées contre une personne suspectée d’être Magicien. Les motivations d’Halderon III n’étaient pas nécessairement de protéger les Magiciens mais d’éviter les règlements de comptes entre familles rivales, l’accusation de sorcellerie étant bien souvent un prétexte pour justifier des expropriations. Malgré tout, cet édit permet de mettre les Magiciens à l’abri de la répression.
L’arrivée au pouvoir de l’empereur Agnar Ier en 657 est suivie par un examen des différents édits royaux adoptés. Ainsi l’édit promulgué par Halderon Ier en 299 est abrogé ; celui de 527 est conservé afin d’assurer la protection des Magiciens. De plus, l’empereur Agnar accorde à la confrérie des Magiciens une reconnaissance légale, ce qui permet à l’ordre de se reconstituer. En contrepartie, les Magiciens se voient attribuer un statut civil spécifique qui les obligent à se faire connaitre des autorités. Ainsi en quelques années, le nombre de Magiciens recensé passe d’une dizaine à plusieurs centaines.
En 669, les Magiciens dirigés par Sohort sont accusés de vouloir orchestrer un coup d’État. Par conséquent, l’Empereur ordonne leur arrestation immédiate. Plus de deux cents hommes sont jetés en prison. Finalement, il est décidé de les condamner à l’exil dans les Terres Désolées. Cet épisode marque la disparition officielle des Magiciens. Bien que la majorité des Magiciens aient été envoyés dans les Terres Désolées, il est plus que probable que certains d’entre eux aient échappés à ce sort en se réfugiant dans les terres sauvages de l’Arganon. Depuis ces évènements, les Arganiens considèrent les Magiciens comme étant tous disparus. Cependant de nombreuses rumeurs faisant état de phénomènes étranges liés à la magie ont été relatés depuis 669. Des disparitions inexpliquées de voyageurs ont également été remarquées, sans que l’on puisse précisément en déterminer leur cause. Tous cela alimente les légendes et histoires folkloriques. Certains voyageurs soupçonnent ainsi les Plaines Grises d’être le repaire de Mages-Vampires. À ce jour, aucun élément prouvant la véracité de ces rumeurs n’a pu être trouvé, pourtant les Plaines Grises sont toujours considérées comme un lieu à éviter pour la plupart des voyageurs.