
Le Mérilenth, en forme longue le Royaume Nain du Mérilenth est un pays situé dans la partie centrale de Moridwor, entouré par le Néfalis à l’ouest, l’océan Darion au nord, l’Arganon à l’est et les Terres Désolées au sud. Sa capitale est Hiris-Gotor.
Sa langue officielle est le Moridwan, le Nain (ou Mérilien) forme un dialecte secondaire et sa monnaie est le moridi (or moridwan).
Le Royaume possède une population d’approximativement 17 200 000 habitants. Avec une superficie de 750 000 km2, le Royaume Nain est le second pays le plus vaste de Moridwor, juste derrière l’Arganon. C’est également le pays le plus riche du continent, richesse qui lui vient surtout de son commerce de minerais et de pierres précieuses.
Histoire
Ère première :
Au début de l’Ère première, les Nains commencent à coloniser la partie centrale de Moridwor. Ils se mettent à construire des villages, mais le climat froid de la région les contraint rapidement à se tourner vers des zones d’habitats plus abritées. Un Nain alors à la tête d’une petite colonie, guide ses gens vers l’intérieur des montagnes. Il fonde alors la cité d’Hiris-Gotor qui deviendra par la suite la capitale du Royaume Nain.
La Guerre des Nains :
Les années qui suivent l’établissement des Nains dans la partie centrale du continent s’écoulent paisiblement. À cette époque, le pays ne forme pas un royaume unifié à part entière, puisque les différentes colonies naines ne reconnaissent aucun souverain. Une guerre s’amorce alors et oppose les seigneurs du pays dans un conflit sanglant, dont l’issu est censée déterminer qui des différents chefs, sera digne de gouverner tous les autres. Cette guerre est appelée de nos jours « la Guerre des Nains ». Au début du conflit, les différents seigneurs se battent entre eux de façon individuelle : il n’existe alors aucune alliance. Mais les mois s’écoulent, et Thogyrzorn (littéralement « le fils de Thogyr »), seigneur d’Hiris-Gotor, finit par remporter de nombreuses victoires, en battant successivement chacun des seigneurs nains. Ses victoires sont principalement dues à sa ruse et à la puissance de son armée. Tous les autres chefs Nains décident par conséquent de s’unir et de former une alliance temporaire afin d’éliminer ce seigneur qui commence à devenir une véritable menace pour eux. Ils entament donc le siège d’Hiris-Gotor. Cette bataille, selon le peu de sources dont nous disposons, aurait duré environ trois mois, durant lesquels les forces armées naines fédérées encerclent la ville. Il devient impossible pour les habitants de s’approvisionner en nourriture. Beaucoup meurent de la famine, d’autre de maladies, mais Thogyrzorn tient bon. Après une énième attaque lancée par ses ennemis, il décide de sortir de l’enceinte de la ville, soutenu par toute son armée. Il parvient alors à approcher les seigneurs nains et à les encercler, si bien que ces derniers sont forcés de se rendre pour sauver leurs vies, avant même que leurs troupes aient pu pénétrer dans la ville. Le seigneur d’Hiris-Gotor est reconnu comme le souverain légitime du Royaume. Tous les seigneurs ploient le genou et font serment d’allégeance : ainsi est unifié la nation des Nains. Le peuple Nain décide de faire de même car il est persuadé que si le seigneur d’Hiris-Gotor a vaincu tous ses ennemis, c’est parce que leur dieu Thogyr l’a voulu et a reconnu en lui et en sa descendance, une dynastie de souverains. À la manière des Rois des Hommes, les Rois des Nains vont ainsi se succéder de père en fils.
Quelques centaines d’années plus tard, les Nains commencent à développer des relations économiques et diplomatiques avec leurs voisins de l’Ouest et de l’Est. Le symbole de cette relation naissante est Ciodera, un petit village humain dans lequel les Nains échangent des minerais, des pierres précieuses et de la pierre de bonne qualité, en échange de bois et de peaux. Cette rencontre entre les trois races met notamment en avant le problème de la langue : en effet, les Nains ont beaucoup de mal à se faire comprendre des Elfes ou des Hommes dont les langues sont très éloignées. Pour faciliter ces échanges, une nouvelle langue se développe : le Moridwan, qui sert rapidement de langue d’usage dans tous les pays. Le langage Nain continue cependant à être utilisé par une grande partie de la population.
Quelques dizaines d’années après que les trois races aient entamé des échanges commerciaux, des créatures ésotériques commencent à faire leur apparition un peu partout en Moridwor. Au Royaume Nain à cette époque, certains pensent qu’il serait possible de faire disparaitre ces créatures et que la solution se trouverait dans les Terres Désolées. Des aventuriers Nains se lancent donc dans l’exploration de cette région. Si la majorité des explorateurs ne reviennent pas, certains parviennent à rentrer au Royaume Nain et confient leurs témoignages sur les découvertes qu’ils ont pu faire. Ils évoquent l’existence des Orques et des Gobelins, et les dépeignent comme des créatures monstrueuses et sanguinaires bien plus dangereuses que celles qui peuplaient les terres connues à cette époque. Certains conteurs commencent donc à écrire des histoires ou des poèmes où les Orques et les Gobelins endossent la peau de l’antagoniste. C’est principalement pour cette raison que les Nains haïssent autant les créatures à peau verte.
La durée de l’Ère première est sujette à de nombreux débats. En Arganon, on estime qu’elle aurait duré entre 2 000 et 3 000 ans. Les Nains, lui donne une durée qui oscille entre 5 000 et 6 000 ans. Enfin, les Elfes estiment qu’elle aurait duré près de 10 000 ans. Mis à part ce débat quant à sa durée, les trois races tombent plus ou moins d’accord sur sa fin. D’une manière générale, au Royaume Nain, on place la fin de la Ère première à la date de l’instauration des Lois sacrées du Royaume des Nains.
IIème Ere :
La peste blanche
Le début de la IIe ère est marqué par une pandémie de peste qui cause une importante chute démographique. Les premiers cas de malades apparaissent en 102 dans le sud-ouest du pays et se propagent au fil des mois. Les Nains touchés par la maladie voient leur peau pâlir, jusqu’à devenir quasiment blanche, perdent leurs cheveux, leurs barbes et le sens de la vue. En quelques mois à peine, environ 30% de la population naine est décimée. Face à cette crise, le Roi est forcé de prendre des mesures d’exception : toutes les villes ferment leurs portes et les corps sont brûlés. Au bout de deux ans, la peste disparaît mais le pays se retrouve confronté à une pénurie de nourriture, provoquée par la mort d’une grande partie de la population rurale qui s’occupait de cultiver les terres. De nombreuses familles décident ainsi de migrer vers les villes, et la démographie dans les campagnes chutent fortement. La principale région à être touchée par cette désertion est la châtellerie de Gern-Etz-Waak qui perd plus des trois quarts de ses habitants. C’est notamment à cause de cette migration que les Elfes deviendront majoritaires dans la région, environ un siècle plus tard.
Crise Elfo-Naine (237-244)
Depuis plusieurs années, des nombreuses familles Elfes viennent s’installer dans le sud-ouest du pays. Si au début la cohabitation est fructueuse et amicale, les relations entre les deux peuples commencent à dégénérer au milieu de l’année 237. Des tensions apparaissent, notamment à cause de l’absence de statut social officiel pour les Elfes, ce qui pousse le gouvernement Nain à intervenir : de nombreux Elfes sont chassés du territoire, ce qui provoque la colère du Comité Elfique. Des escarmouches sont alors entreprises par des cavaliers Elfes dans cette partie du pays, qui se livrent à des pillages et brûlent les champs des paysans nains. De nombreux événements similaires se produisent le long de la frontière mais les Ministres du Comité Elfique nient toute implication. Face à ce jeu de mauvaise foi, le Roi des Nains décide de répondre sévèrement : tous les citoyens Elfes sont expulsés du territoire. Ainsi, pendant plusieurs années, les tensions ne cessent d’augmenter sans qu’aucune guerre ouverte n’éclate. Le Comité Elfique finit par rompre ses relations commerciales avec Hiris-Gotor, ce qui prive les Nains d’une grande partie de leur importation en nourriture. Finalement, après sept ans de mésentente, un ambassadeur Nain est envoyé à Nitilien. Cela permet au Roi des Nains de mettre fin aux escarmouches des chasseurs Elfes et d’apaiser les tensions. Les Elfes sont de nouveaux autorisés à vivre sur le territoire et les échanges commerciaux reprennent.
Siècles de paix
Après la crise Elfo-Naine, le pays connait une période de paix relative durant laquelle le Royaume prospère et la population augmente. Le peuple Nain est dans l’ensemble assez satisfait des actions menées par leurs souverains. C’est d’ailleurs à cette époque qu’un sculpteur Nain fait envoyer en cadeau au roi des Hommes, en signe de bonne entente une magnifique statue de Délia. Les relations du Royaume s’améliorent ainsi grandement, notamment avec le Comité Elfique, et ce malgré le litige toujours existant au niveau de la frontière sud-ouest.
Tentative de coup d’Etat de novembre 588
Après deux cent ans de paix, un événement vient perturber l’équilibre politique du Royaume. Un groupe de militaires dissident tente par la force un coup d’Etat afin de destituer le souverain en place Yrdach III. Les sept cent soldats postés dans la capitale encercle le Palais du Roi et exige que ce dernier se rende et dépose sa couronne. Le roi Yrdach, pris au piège à l’intérieur de son propre palais, ne sait que faire. Il reste plusieurs jours cloisonné à l’intérieur, entouré par sa famille, une vingtaine de gardes et quelques serviteurs. La rumeur du coup d’Etat commence à se répandre, et bientôt, une grande partie des habitants d’Hiris-Gotor se presse devant le palais afin de connaitre le dénouement de cette crise. Après plusieurs jours d’enfermement, les vivres commencent à manquer, Yrdach a alors une idée qui lui permettra de sortir de son Palais. Un serviteur sort de l’enceinte et déclare haut et fort que le roi ne se rendra que si les soldats putschistes laissent la vie sauve aux gardes présents à l’intérieur du Palais. Le chef des mutins accepte et permet aux gardes de sortir du Palais, sans se douter une seule seconde qu’Yrdach III est dissimulé parmi eux. Les soldats rebelles pénètrent alors dans l’enceinte et fouille le Palais de fond en comble sans trouver aucune trace de leur souverain. Pendant ce temps, Yrdach, toujours entouré par sa garde personnelle, quitte la ville et rejoint Kern-Ad-Horn, la cité la plus proche. Avec le soutien du Seigneur local et de son armée, il se met en route pour la capitale. Près de trois mille soldats nains encercle alors la ville. Les quelques jours d’absence du Roi ont cependant permis à l’organisateur du coup d’Etat, un Maréchal du nom de Ferguk, de se proclamer Roi des Nains. Ferguk, qui réalise que Hiris-Gotor est encerclé, se retrouve pris au dépourvu. Et, alors que beaucoup s’attendait à ce qu’un siège s’amorce, les défenseurs quittent leur position et tente de s’enfuir vers le Royaume des Hommes. Après des heures de poursuite, les soldats putschistes épuisés décident faire une halte. Alors que la plupart profitent de cette courte pause pour dormir, l’armée Naine commandée par Yrdach et le seigneur de Kern-Ad-Horn, atteint leur campement improvisé. S’engage alors une bataille violente qui dure plus d’une heure. Le roi auto-proclamé Ferguk tente à nouveau de s’enfuir, mais il est rattrapé par l’armée d’Yrdach. Le conspirateur implore alors le pardon de son Roi et le supplie de lui laisser la vie. À la surprise de tous, le roi des Nains décide de l’épargner. Tous les soldats faits prisonniers et qui l’avaient soutenu sont exécutés. Yrdach III décide de ramener son unique prisonnier comme trophée à Hiris-Gotor. Ferguk défile alors dans les rues de la capitale enchaînée, alors que la foule l’insulte et lui crache dessus. La procession s’arrête devant les portes du Palais Royal. Yrdach s’approche alors du mutin et s’exclame devant la foule « C’est ici même que tu as exigé que je me rende et que je dépose ma couronne. Tu as commis une erreur que j’espère tous retiendront : je suis roi parce que Thogyr en a voulu ainsi et un sort bien précis est réservé à ceux qui défient l’autorité des dieux. Cependant je suis un homme clément, je te laisse le soin de décider de ton avenir. Choisis tu d’être envoyé en exil dans les Terres Désolées ou bien de mourir, ici-même, en ce lieu et devant mes sujets ? » Confronté à ce dilemme, Ferguk décide d’être mis à mort, craignant par-dessus tout d’être envoyé de force dans les Terres Désolées. Le roi dégaine alors son épée et l’abat d’un seul coup sur son crâne. La foule scande alors son nom. Le coup d’Etat amorcé quelques jours plutôt vient d’avorter.
Après cet évènement, le pouvoir du roi se retrouve d’autant plus renforcé. Une grande partie de l’armée est réorganisée : de nombreux Maréchaux soupçonnés d’avoir secrètement soutenu Ferguk, sont démis de leur fonction, d’autre sont arrêtés.
L’alliance Moridwane
En 669, le nouvel Empereur des Hommes, Agnar Ier, demande au souverain des Nains et aux ministres du Comité Elfique de se réunir. Le roi des Nains, Kaladruin II, propose alors que la réunion se tienne dans la capitale du Royaume, à Hiris-Gotor. Après des jours de discussion, les trois races acceptent de former une alliance basée sur plusieurs conditions. Afin de régler le litige frontalier avec le Comité Elfique, Kaladruin accepte de céder aux Elfes, la région sud-ouest du territoire, amputant ainsi la châtellerie de Gern-Etz-Waak de la moitié de sa superficie. En échange, le souverain des Nains exigent que le Comité Elfique se charge de fabriquer une partie de la nouvelle monnaie commune qui doit être mise en place. Enfin, l’Empereur Agnar demande à ce que le Royaume Nain et le Comité l’aide à financer la construction d’une muraille dans la vallée d’Ostilion. Ces conditions sont acceptés et mise en place. Ainsi le traité est signé à Hiris-Gotor et les trois races adoptent le Moridwan comme langue officielle.
Quelques mois plus tard, et à la surprise du roi Kaladruin II, l’Empereur de l’Arganon décide de se retire du traité. L’alliance Moridwane disparaît ainsi.
Géographie
Le Mérilenth est situé dans la partie centrale de Moridwor et est majoritairement composé de massifs montagneux. Il comporte cependant quelques plaines mais très peu de forêts. Ses deux principaux deux fleuves sont l’Etz qui prend sa source dans les Duen’Clibor et qui travers le pays du sud au nord pour se jeter dans l’océan Darion, et le Kaar qui est un affluent de l’Etz traversant le continent du sud au nord-ouest. Ce dernier traverse le Comité Elfique avant de se jeter dans l’Océan Darion.
Le climat du Mérilenth est majoritairement continental: les étés sont chauds et courts, de même que les saisons intermédiaires (automne et printemps) qui durent moins longtemps, et les hivers sont très froids et longs.
Le territoire Nain est divisé en sept châtelleries. Chacune est administrée par un seigneur (à l’exception de la châtellerie d’Hiris-Gotor, qui est gérée par le Roi lui-même). On retrouve ainsi les châtelleries d’Hiris-Gotor (la plus peuplée), de Gern-Etz-Waak, de Fajkan, d’Uhaad, de Kern-Ad-Horn (la plus grande), de Qzartz-Hendor et de Bnorhok
Politique
Le Royaume Nain est une monarchie absolue. Le Roi des Nains détient l’ensemble des pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaire, mais il est tout de même soumis au respect des Lois sacrées du Royaume des Nains.
Le pays est également un royaume féodal : en effet les différentes châtelleries naines sont dirigés par des seigneurs, qui ont juré serment d’allégeance au Roi.
Selon la tradition et la loi, le Roi des Nains détient son pouvoir de Thogyr, qui a vu en sa lignée une descendance digne de gouverner. La famille du Roi forme donc une dynastie, dont le devoir et droit est de gouverner le Royaume des Nains.
Les seigneurs nains détiennent leur pouvoir selon ce même principe, toutefois, le Roi peut priver un seigneur de ses terres si jamais ce dernier rompt son serment d’allégeance ou commet un acte déshonorant.
Le Roi dès son couronnement, doit nommer un chancelier, chargé de veiller à l’administration du Royaume, un intendant chargé de percevoir les taxes et les impôts, et un maréchal chargé de commander les armées en son nom. Ces trois personnes font partie du Conseil Royal (auquel s’ajoute les seigneurs nains au nombre de six).
Le Roi décide des lois et de leur application. Il peut décider de réunir le Conseil Royal s’il le désire, afin de l’aider et de l’appuyer dans ses décisions. Son rôle est toutefois, uniquement consultatif, car ce dernier ne peut empêcher le souverain de prendre une décision.
Les seigneurs nains règnent sur six des sept châtelleries du Royaume. Ils appliquent la justice à l’échelle locale et sont chargés de protéger le peuple. Ils possèdent également leurs propres soldats, néanmoins en cas de guerre, leur serment les oblige à les mettre au service du Roi.