Encyclopédie : Tridénisme

Le Tridénisme regroupe l’ensemble des croyances religieuses et mythologiques des peuples de Moridwor. Il comporte trois dieux :

  • Délia, déesse de la réflexion, de l’architecture et de l’artisanat. Elle est la créatrice et la protectrice de la race des Hommes.
  • Thogyr, dieu de la roche, du minage et de la forge. Il est le créateur et le protecteur de la race des Nains.
  • Cérawen, déesse de la nature, de la cueillette et de la chasse. Elle est la créatrice et la protectrice de la race des Elfes.

Mythologie arganienne

La mythologie tridénienne comporte une multitude d’histoires sur les dieux et des héros. Les Origines constitue le principal texte sur lequel se fonde le culte arganien. Le récit qui se transmettait au départ par tradition orale, a été rédigé sous forme écrite à la fin de l’Ère première. Il comporte dans sa version principale, quatre textes fondateurs auxquels sont ensuite venus s’ajouter d’autres mythes mineurs.

La création du monde :

Au commencement, l’univers n’était que ténèbres infinies. De ce chaos émergèrent deux entités : Dyin, le temps et Upos, l’espace. Dyin et Upos s’accouplèrent, donnant ainsi naissance à trois enfants : Délia, Thogyr et Cérawen. Ensemble, ils vécurent paisiblement pendant des milliers d’années mais les enfants finirent par rêver d’émancipation. Ils se révoltèrent contre leurs parents et après un rude combat, ils triomphèrent. Souhaitant se débarrasser d’eux, Délia, Thogyr et Cérawen décidèrent de leur infliger les plus cruelles punitions. Dyin fut enfermée dans une forme physique et condamnée à errer sans fin jusqu’aux confins du monde. Upos fut démembré en un millier de grains de poussières qui furent dispersés dans l’univers, créant ainsi les étoiles. Étant devenu maîtres du temps et de l’espace, les trois enfants acquirent le statut de dieu et devinrent tout puissant. Après avoir célébré leur victoire, ils furent cependant pris par le remord d’avoir châtié si durement leurs parents. Ils versèrent de nombreuses larmes et s’arrachèrent des bouts de peau dont ils se servirent pour créer un monde : Diorkan. La peau divine se transforma en terre et les larmes donnèrent naissance aux océans. Une fois cette ébauche de monde créé, les trois dieux se répartirent les tâches. Cérawen recouvrit sa surface de plantes et animaux en tous genres, Thogyr façonna les reliefs et les montagnes, et Délia creusa le sillon des fleuves et des lacs. Ainsi fut créé le continent de Moridwor.

Après avoir créé Moridwor, les trois dieux se mirent en tête de créer des êtres intelligents à leur image. Délia créa les humains et leur donna son intelligence et son goût pour la construction. Thogyr fit de même pour les Nains auxquels il donna son talent pour sculpter la roche et son habilité. Cérawen, à l’identique, façonna les Elfes et les bénit de son amour pour la nature et les sciences. Une fois les trois races créées, les dieux décidèrent de les laisser évoluer pendant plusieurs siècles, en se promettant de revenir pour constater quel chemin avaient suivi leurs créations. Pendant ce temps, ils créèrent chacun leur propre plan, inaccessible aux mortels, dans lesquels ils se retirèrent. Plusieurs siècles plus tard, Délia, Thogyr et Cérawen réapparurent. Ils eurent la surprise de constater que leurs créatures menaient une existence plus que paisible. Les humains avaient maitrisé sans nul pareil les secrets de l’agriculture, réussissant à faire pousser des céréales sans le moindre mal. Les Nains étaient devenus maîtres des montagnes, construisant des cités souterraines immenses et de gigantesques palais. Les Elfes abusaient de leurs connaissances de la magie pour acquérir de puissants pouvoirs et soumettre la nature à leurs volontés. Ces accomplissements avaient permis aux trois races d’accéder à la prospérité et au bonheur éternel, les poussant même à se détourner des cultes de leurs dieux. Ce comportement insouciant mécontenta grandement Délia, Thogyr et Cérawen. Pour punir leurs créatures d’avoir abandonné leur culte, ils décidèrent de leur infliger des tourments. Délia fit en sorte de plonger Moridwor dans le froid la moitié de l’année, créant ainsi le rythme des saisons. Thogyr frappa la terre de son poing et souffla dans les nuages, pour créer les tremblements de terres et les tempêtes. Cérawen insuffla dans chaque corps la faiblesse, qui rendit les êtres vivants sensibles aux maladies. Les trois dieux réunirent également leurs forces pour créer des monstres redoutables qui feraient éprouver aux humains, aux Nains et aux Elfes la valeur de la vie.

Afin de perpétuer leur culte, Délia, Thogyr et Cérawen créèrent également de nouveaux êtres intelligents, les Orques et les Gobelins, et confièrent à ces races le plus vaste territoire de Moridwor. Ils firent de cette région un havre de paix, en la rendant fertile et accueillante. Par ces gestes de générosité, les trois dieux entendirent que les Orques et les Gobelins leurs vouent un culte ainsi que de nombreux sacrifices. Ils se retirèrent de nouveau et ne revinrent que des siècles plus tard. À leur retour, ils furent satisfaits de constater que les humains, les Nains et les Elfes avaient retenu la leçon. Chaque race menait désormais son existence, en mesurant l’importance des dieux et en menant une vie humble. Les Orques et les Gobelins quant à eux, avaient suivi le même chemin d’insouciance emprunté par les trois races il y a plusieurs siècles. Ils s’étaient non seulement détournés du culte des dieux mais se concevaient également eux-mêmes comme des êtres supérieurs. Délia, Thogyr et Cérawen entrèrent alors dans une immense colère. Ils maudirent les Orques et les Gobelins et leur attribuèrent une apparence difforme. Ils transformèrent leur havre de paix en un vaste désert aride. Et pour que ces derniers ne puissent pas se venger en attaquant les êtres qui peuplaient le nord de Moridwor, les dieux érigèrent une vaste muraille de pierre composée de montagnes. Dans leur courroux, ils déchainèrent les éléments, frappant les Orques et les Gobelins d’une tempête. Un éclair frappa par erreur l’une des montagnes, la faisant s’écrouler et créant une brèche dans la muraille de pierre. Ainsi fut créé la vallée d’Ostilion et les Terres Désolées. 

La fondation d’Anariene :

Dans les temps où les Hommes étaient éparpillés dans une multitude de tribus, Délia décida de leur venir en aide pour qu’ils fondent un royaume unifié. Ainsi, elle envoya Méléro, son renard messager qui rendit visite aux trois tribus humaines les plus puissantes : les Danèdes, les Rodares et les Aridis. Méléro expliqua aux humains que la déesse était prête à accorder sa protection à la tribu qui s’en montrerait la plus digne, en lui indiquant l’emplacement pour bâtir une cité. Selon les dires du renard, la ville qui serait bâtie à cet endroit deviendrait la cité la plus puissante de toutes les villes humaines. Pour recevoir cette bénédiction, chaque tribu aller devoir offrir un cadeau à Délia. Méléro laissa aux humains un an pour constituer cette offrande. Les Danèdes qui étaient de farouches combattants passèrent l’année entière à piller des villages environnants pour récolter une montagne de richesse et de trésors qu’ils offrirent à Délia. Les Rodares qui étaient de grands pisteurs consacrèrent tout leur temps à chasser les animaux les plus remarquables de la forêt pour les offrir en sacrifice à la déesse. Les Aridis quant à eux, concentrèrent leurs efforts dans la construction du plus beau temple jamais bâti. Une fois l’année écoulée, Méléro, messager de Délia, se présenta à nouveaux aux Hommes. Il jugea que les Danèdes, la première tribu, avaient agi par avidité, en se servant de la mission qui leur avait été confiée comme d’un prétexte pour anéantir leurs ennemis et s’enrichir. Aux Rodares, il déclara qu’ils avaient également agi par égoïsme, car ils avaient gardé pour eux les pièces de viande les plus remarquables. Le renard jugea que le cadeau des Aridis était le plus généreux et il leur attribua donc la bénédiction de Délia. Il les guida le long de l’Ariene et indiqua l’emplacement sur lequel ils devraient bâtir leur ville. Ils nommèrent cette cité Anariene et en firent la capitale de leur royaume. Méléro promit aux hommes d’Anariene qu’aussi longtemps que le temple de Délia serait préservé, la cité ne connaitrait que la prospérité. Mais les deux autres tribus, mécontentes de ne pas avoir été choisies par Délia décidèrent de se venger. Les Danèdes et les Rodares réunirent leur force pour attaquer le temple des Aridis et le détruire. La promesse passée avec Méléro fut donc rompue. Délia maudit les Hommes d’Anariene en faisant s’abattre sur eux une pluie de calamités. La ville fut frappée par des épidémies et des sécheresses qui rendirent les terres peu productives. Et ces malheurs durèrent pendant des années.

Ipocrys et le Kudaon :

Dix ans après que la malédiction se soit abattue sur la cité d’Anariene, son roi se mit en quête de regagner les faveurs de Délia. Ainsi, il se rendit auprès du prêtre de la cité en quête de réponse. Ce dernier lui indiqua que pour retrouver la bénédiction de la déesse, les Aridis devraient accomplir un acte exceptionnel en triomphant du Kudaon, un monstre semblable à un ours à tête de loup qui terrorisait la région. Selon le prêtre, la créature était tout bonnement immortelle. Le roi d’Anariene réunit donc ses meilleurs guerriers et les envoya combattre le légendaire Kudaon. Mais les semaines passèrent et aucun ne revinrent. Un mois plus tard, un vieil homme se présenta à Anariene et révéla au roi que ses guerriers avaient péri. Comme le voulait les rumeurs, le Kudaon était bien invincible : aucun des coups d’épées portés par les guerriers n’avaient abimé la chair de l’animale. Le roi se résolu donc à abandonner cette tâche impossible et bascula dans une profonde tristesse. Un jeune homme du nom de Ipocrys, souhaitant sauver sa cité de la terrible malédiction qui la frappait, se porta volontaire pour tuer la créature. Ayant appris qu’aucune lame ne pouvait blesser le Kudaon, Ipocrys se rendit chez un magicien elfique. Pour l’aider à accomplir sa quête, ce dernier lui confia un coffre qui une fois fermé, ne pourrait jamais être réouvert. Dans un premier temps, Ipocrys ne comprit pas en quoi le cadeau du magicien allait pouvoir lui être utile. Il emporta malgré tout le coffre et prit la route.

Arrivé dans le village situé le plus près de la tanière du Kudaon, il interrogea les habitants.  L’un d’entre eux confia à Ipocrys que le Kudaon, en plus d’être invincible, traquait ses proies sans relâche. Selon la légende, le dernier homme qui porterait un coup au Kudaon serait condamné à être traqué par la bête jusqu’aux confins du monde, jusqu’à ce qu’elle finisse par le tuer. Fort de ce renseignement, Ipocrys mit en place un plan pour vaincre le monstre. Il fit préparer une barque qu’il amarra sur une plage et y plaça son coffre. Il fouilla ensuite les buissons alentours jusqu’à trouver une vipère qu’il jeta à l’intérieur du coffre. Puis il partit en direction de la tanière du Kudaon.  Ipocrys pénétra à l’intérieur de la grotte et tomba nez à nez avec le monstre. Le physique de ce dernier correspondait bien à celui des légendes : le Kudaon était haut de quatre mètres, gros comme un ours et doté d’une longue mâchoire de loup. Se souvenant des paroles du villageois, Ipocrys veilla bien à ne pas attaquer la créature. Il se contenta de la menacer de loin et s’enfuit aussitôt. Ainsi, la créature le poursuivit jusqu’à la plage. Le jeune Aridi sauta à l’intérieur de sa barque et se mit à ramer vers l’horizon. Le Kudaon le suivit à la nage. Arrivé au milieu de l’océan, Ipocrys se saisit de la vipère. Il attendit que le Kudaon arrive à portée et tendit le serpent vers le monstre. La vipère mordit le crane du monstre. Aussitôt, Ipocrys jeta le serpent dans le coffre du magicien, le referma et le jeta par-dessus bord. Le coffre s’enfonça dans les eaux, vers le fond de l’océan. Le Kudaon, qui avait reçu son dernier coup de la part du serpent, plongea pour le poursuivre. Le coffre ne pouvant être réouvert, jamais il ne remonta à la surface. Ipocrys put rejoindre la côte et regagna Anariene. À son arrivée, la cité était en fête. Les champs de blé étaient à nouveau dorés, les épidémies avaient disparu. Le roi accueilli Ipocrys en héros. Pour honorer son courage, il décida d’en faire son successeur. Ainsi s’acheva la malédiction d’Anariene.

La prophétie d’Achéras :

Des années après qu’Ipocrys soit devenu roi d’Anariene, il épousa une femme nommée Madis qui devint reine à ses côtés. Ensemble, le couple royal donna naissance à Achéras, qui comme le voulait la tradition devrait devenir roi à la mort de son père. Le jour de ses 20 ans, un prêtre se présenta à la cour d’Ipocrys et révéla au vieux roi que son fils régnerait un jour sur tous les Hommes. Un danède qui avait assisté à cette révélation, décida de prévenir son roi, le cruel Gidirac qui prépara aussitôt un plan pour empêcher cette prophétie. Le roi danède invita toute la famille royale d’Anariene dans sa cité, à Éporion pour participer à un grand banquet. Discrètement, il indiqua à ses serviteurs de verser du poison dans la coupe de chaque Aridis. Mais une des pages de Gidirac fut prise de pitié pour le pauvre Achéras et le prévint de ce subterfuge. Malheureusement, le fils du roi d’Anariene n’eut le temps de prévenir sa famille qui succomba en quelques instants aux effets du poison. Dans un grand éclat de rire, Gidirac se réjouit de la mort d’Ipocrys et de sa femme Madis. Achéras parvint à s’enfuir mais Anariene, qui était à présent privée de son roi, fut conquise par les armées des Danèdes. Ne sachant où se réfugier, le jeune Achéras décida de se rendre à Torinia, la cité des Rodares. Craignant que le roi Biras ne le livre à Gidirac, Achéras se présenta à la cour comme un simple marchand. Il fit à l’occasion la rencontre de Eusélia, la fille du roi des Rodares et en tomba immédiatement amoureux. Ainsi, malgré sa prétendue condition de marchand, Achéras demanda sa main au roi Biras. Le chef des Rodares, qui ne souhaitait pas donner sa fille en mariage à un homme d’une si modeste condition lui promit qu’il accepterait sa demande s’il parvenait à lui ramener un bout du pelage de Méléro, le messager de Délia. Achéras accepta ce défi et partit à la recherche du renard. Il parcourra les contrées les plus lointaines, fouillant forêts et grottes, sans jamais parvenir à le trouver. Le fils d’Ipocrys finit par se persuader que cette tâche était tout bonnement impossible. Il partit donc en exil dans les terres sauvages, en essayant d’oublier Eusélia.

Un jour qu’il se reposait près de la rivière Ariene, Méléro vint à lui. Le messager de Délia reconnut instantanément le fils du roi d’Anariene et lui demanda pourquoi il était plongé dans un tel chagrin. Achéras lui raconta donc toutes ses mésaventures, en commençant par l’assassinat de ses parents jusqu’à son départ de Torinia. Pris de compassion pour les traquas du jeune Aridi, Méléro décida de lui venir en aide. Il s’arracha un bout de son pelage, qui repoussa aussitôt, et le remit à Achéras en lui souhaitant bonne fortune. Le fils d’Iprocrys put regagner la cité des Rodares et remettre la fourrure au roi Biras, qui fut contraint de respecter sa promesse. Achéras épousa Eusélia et les deux amants formèrent le couple le plus heureux de tout le pays des Rodares. Après les célébrations de ce mariage, Achéras fut pris par des remords et décida de révéler au roi Biras sa vraie identité et ce qui était arrivé à sa famille. Le souverain des Rodares prit le jeune héros dans ses bras, et lui promit qu’ensemble, ils vengeraient la mort d’Ipocrys et de Madis. Biras rassembla donc son armée et plaça Achéras à sa tête. Les guerriers partirent en direction d’Anariene, où siégeait désormais Gidirac et sa cour. Les armées des Danèdes furent rapidement vaincus et Achéras put donc s’asseoir sur le trône de son père. Mais le roi Gidirac était parvenu à s’enfuir. Il regagna sa cité et appela à sa cour, Firmur, le sorcier le plus rusé de toute la terre des Hommes. Gidirac promit au sorcier de le couvrir d’or s’il parvenait à faire de lui le guerrier le plus puissant qui existe. Firmur s’exécuta et remit au roi des Danèdes une épée enchantée. Une fois brandie, cette épée conférait à son porteur des habilités au combat exceptionnel et le rendait donc invincible.

Pendant ce temps à Anariene, Achéras, conseillé par son beau-père le roi Biras, organisa l’attaque d’Éporion pour accomplir sa vengeance. Les armées des Aridis et des Rodares, combattirent ensemble pour la première fois de leur histoire aux portes de la cité des Danèdes. Mais grâce à son épée, Gidirac parvint à repousser chaque assaut et à haranguer ses troupes. Achéras et Biras ne purent que rebrousser chemin. Une nuit, Méléro apparut à Achéras dans sa tente. Il portrait entre ses crocs une armure recouverte par de la fourrure : ce n’était autre qu’un morceau du pelage du Kudaon, le monstre immortel qui avait été vaincu par Ipocrys. Le renard de Délia révéla à Achéras que grâce à cette armure, aucune lame ne pourrait jamais le blesser, et qu’il pourrait donc s’en servir pour vaincre son ennemi. Le roi d’Anariene enfila donc son armure, et avec ses armées, repartit en direction d’Éporion. Ainsi, Achéras et Gidirac s’affrontèrent. Le roi des Danèdes avait beau surpasser Achéras, ses coups d’épée furent sans effets. Il finit par s’épuiser et s’écroula à terre. Le jeune roi d’Anariene profita de ce moment pour faire glisser l’épée magique des mains de Gidirac. Alors qu’il s’apprêtait à tuer l’assassin de ses parents, Méléro apparut et pria Achéras d’épargner la vie du roi des Danèdes. Le jeune roi obéit à ce commandement et s’empara de la cité de son ennemi. Méléro emporta avec lui Gidirac et le remit entre les mains de Délia qui le punit pour ses crimes. Le roi des Danèdes fut ainsi condamné à être empoissonné tous les jours, sans jamais pouvoir mourir. Achéras put célébrer sa victoire avec son épouse Eusélia et son beau-père le roi Biras. Malheureusement, le roi de Rodares avait été blessé pendant la bataille et succomba à ses blessures quelques jours plus tard. Achéras devint ainsi roi des Aridis, des Danèdes et des Rodares comme l’avait annoncé la prophétie.  Grâce à son armure de fourrure du Kudaon et l’épée du sorcier Firmur, il devint le souverain le plus puissant de toute la terre des Hommes et nul n’osa plus contester son autorité. Ainsi s’achève l’histoire de la prophétie d’Achéras.

Culte

Les Pantridéniennes ont lieu le 3 janvier. Tous les peuples moridwans sont invités à y participer, peu importe l’endroit où ils se trouvent. C’est une fête de communion qui célèbre l’harmonie entre les peuples. Elle est rythmée par des chants en moridwan, des feux de joie et des sacrifices en l’honneur des trois dieux.

En Arganon :

Le Tavi-Anarini, « jour d’Anariene », célèbre la fondation de la cité. Selon le mythe, la déesse Délia aurait indiqué aux hommes où fonder la ville en envoyant un renard pour les guider. Ainsi, les Arganiens sont invités à se revêtir d’une peau de renard et à déposer des offrandes à l’autel de Délia. À la fin des festivités, un renard est sacrifié. Il a lieu le 9 mars.

Les Déliamides ont lieu en juin. Elles durent cinq jours et se terminent le jour du solstice d’été. Elles constituent la fête la plus importante dans le culte arganien. Chaque habitant est invité à fabriquer un objet et à l’offrir à un être cher. De longues processions sont également organisées dans tous les villages. Selon la tradition, elles doivent partir du point le plus élevé de la cité, en faire le tour et arriver au point le plus bas. Les fidèles doivent ensuite faire des ablutions et déposer une pièce sur l’autel de Délia.

L’Orga, fête de la moisson a lieu le 20 août. Elle célèbre les récoltes de l’année et permet aux paysans de demander aux dieux une meilleure récolte pour la prochaine saison. Des animaux y sont sacrifiés de même que des libations faites à partir de vin datant de l’année précédente.

Le Tavi-Derkina, « jour des morts », a lieu le 6 octobre. Chaque Arganien est invité à se recueillir sur la tombe de ses ancêtres. Il est interdit de faire couler le sang en ce jour, sous peine d’être maudit par les dieux.

Au Mérilenth :

Le Thogyrzorn-ad-Dered a lieu le 8 avril. Il célèbre la victoire Thogyrzorn, considéré selon le mythe comme le fondateur du Royaume Nain. Une longue procession est organisée à Hiris-Gotor durant laquelle les participants jettent des cailloux trempés dans les eaux sacrées de la cité. Ce geste vise à imiter les ennemis de Thogyrzorn. Selon la légende, après avoir été vaincus, ils auraient jeté leurs pièces d’argent et d’or dans les rues de la ville pour se faire pardonner de la population. Ramassé un de ces cailloux après qu’il ait été jeté au sol apporterait chance et bonheur.

Les Grandes Thogyr-Zaan ont lieu du 1 au 6 mai. Lors de ces fêtes, les Nains organisent de grands banquets et de multiples sacrifices en l’honneur de Thogyr. Des duels ont également lieux (tir à l’arc, combat à main nu, joute équestre). La fête se termine par un feu de joie.

L’Astraorn a lieu le 16 juillet. Toute la nuit, les habitants participent à des chants et racontent des histoires de la mythologie naine. Des prêtres sont également chargés d’observer le ciel et d’y lire des signes annonciateurs des récoltes à venir (16 krodas).

Les Petites Thogyr-Zaan ont lieu du 1 au 3 décembre. Lors de ces fêtes, les Nains célèbrent le dieu Thogyr en organisant des concours de force. Les gagnants reçoivent des colliers d’argent provenant de filons sacrés.

Au Néfalis :

L’Ylin se déroule le 4 février. Elle est consacrée à la magie naturaliste et à l’alchimie. Les prêtres concoctent des potions aux effets hypnotiques que les habitants sont invités à boire pour entrer dans un état méditatif. La fête se termine par une procession.

Les Cérawenides ont lieu lors de la troisième semaine de juin. Lors de cette fête, les Elfes sacrifient un cerf sacré provenant du temple de Nitilien (dans les autres villes du Néfalis, un cerf est chassé pour l’occasion). Des concours de chasse et de tir à l’arc sont également organisés. Le gagnant remporte une couronne de fleurs ainsi qu’une bague d’or portant le sceau de l’année.

La Malia Oruna a lieu du 23 au 26 septembre. Elles ont lieu dans les forêts où des foires sont organisées. On y vend toute sorte de produits agricoles et également des objets religieux. La tradition veut qu’elle se termine par une grande messe commune en l’honneur de Cérawen.